Vendredi 3 février, il fait plus ou moins encore jour alors que je sors de la gare RER Nanterre Université, afin d’accéder à la Basse Cour, salle où nous jouerons ce soir, dans le cadre d’un plateau organisé par l’association Musique Pour Tous. Le temps de me perdre au beau milieu de ladite cité universitaire (où j’aurai au final acheté deux kilos de ganja et en aurai revendu quatre au prix fort), j’arrive le premier au 8 rue Anatole France, afin de repérer un peu les lieux. J’ai deux heures d’avance, autant dire que j’ai le temps. Deux heures qui permettent de sympathiser avec Yohan, le régisseur de la salle, de rencontrer au compte-goutte les musiciens des deux autres groupes qui jouent ce soir, All My Memories (lien) et Last Day’s Morrow (lien) ainsi que de profiter de trois-quatre coupures de courant alors que les balances n’ont même pas commencé (février, EDF, la crise, la France froide, etc). Une fois tout le monde réuni, nous apprenons qu’il n’y a pas de balances mais juste un soundcheck entre chaque set, ce qui nous permet, vu le temps restant avant l’ouverture des portes, de profiter d’une bonne grosse demi-heure de balances, histoire de. La scène est petite (moins qu’au Klub toutefois), mais il y a de quoi s’éclater à priori, d’autant qu’on n’est pas non plus empilés les uns sur les autres comme dans un bus aux horaires de sortie d’école.
Il fait froid (on l’aura compris), les pulls sont de rigueur pour le moment et nous lançons le second couplet de « The Grain », ainsi qu’un bout de « Go With The Flow », une des dernières compos finies en date, afin de tester Roland, le nouveau membre du groupe, déclenché par Wojtek notre batteur, qui déjà sent monter en lui une extrême pression.
Le temps de boire une bière ou deux, dire bonjour aux copains qui sont venus, tenter un guidage par téléphone pour ceux qui sont actuellement perdus dans le coin à la recherche de la salle et de manger un sandwich en vitesse, l’heure est venue de monter sur scène.
Cela se fait au son d’une introduction composée pour l’occasion la veille, aux samples douteux et au beat hip-hop de bon aloi. Aurel et moi profitons des merveilles des systèmes HF pour aller rameuter le public sur les « Allez, viens ! » de l’intro, qui se prennent au jeu et se rapprochent. Wojtek enchaîne sur son pattern d’introduction des « Gens qui parlent seuls » (que toi-même tu peux écouter) et nous voilà partis pour tout le set. Le morceau se passe sans accroc notoire et nous enchaînons sur « The Grain », durant lequel Aurel a le malheur de débrancher une de mes pédales en tirant un câble avec son pied. C’est la seconde fois que cela se produit en trois concerts, je suis perturbé un petit moment et le temps de trouver la source du schmilblick et de reprendre mes parties de guitare, j’en oublie complètement mes accords et manque d’ouvrir une boulangerie.
Une tape faussement sévère sur la main du fautif devant public témoin et amusé, et voici l’erreur pardonnée.
Le reste du concert se poursuit sans problème particulier, si l’on fait exception de la grosse caisse de Wojtek notre batteur qui n’arrête pas d’avancer à chacune de ses frappes. Il n’a donc de cesse de la réinstaller le plus souvent possible, de peur de finir la soirée avec une chorégraphie de danseur de limbo.
L’outro a capella fait rire et une fois le matériel rangé, les avis s’avèrent bien positifs, Aurélien se retrouve à envoyer le nom du groupe par SMS à des personnes qui le demandent, ce qui nous fait très plaisir, alors que les mecs All My Memories montent sur scène pour envoyer un bon bois bien méchant des familles.
Dehors il fait toujours froid, du coup c’est l’occasion de rester au chaud voir les autres concerts et finir une soirée qu’elle fut chouette.
Les photos sont à venir, réalisées par l’inénarrable Jean-Benoit Clevenot.
































































